La Mazda RX-7 FD3S a été produite de 1991 à 2002. Sa gamme diffère selon les marchés : Type R, RZ, Bathurst, Type RS et Spirit R sont des appellations japonaises, tandis que R1 et R2 correspondent à des versions américaines. Les équipements évoluent avec les millésimes et les révisions. Une appellation seule ne garantit donc ni une dotation précise ni une puissance identique.

Pour comparer deux voitures, commencez par leur marché d’origine et leur année modèle, puis vérifiez leur équipement et leurs documents. Les évolutions successives sont détaillées dans notre chronologie des versions de la FD, et la fiche complète de la troisième génération situe ces variantes dans la gamme.

Des versions définies par leur marché

Les noms Type R, RZ, Bathurst, Type RS et Spirit R appartiennent à la gamme japonaise. Ils ne forment pas une échelle simple allant d’une version de base à une version toujours plus puissante. Certains désignent une finition sportive, d’autres une variante plus ciblée ou une série limitée. Leur contenu dépend de la période de production et des révisions de la FD.

R1 et R2 sont des appellations du marché américain. Elles ne sont pas des équivalents directs des RZ ou Type RS japonaises, même si les deux marchés proposaient des voitures à vocation sportive. Les chiffres de puissance doivent aussi être lus avec leur norme : les dernières FD japonaises sont annoncées jusqu’à 280 PS selon la norme JIS, tandis que les RX-7 américaines concernées sont généralement données pour 255 hp SAE. Ces valeurs ne décrivent pas nécessairement des configurations identiques et ne se comparent pas sans tenir compte des unités et des méthodes de mesure.

La FD a connu plusieurs séries et révisions. La numérotation de ces séries varie selon les sources, car certains découpages retiennent des étapes intermédiaires. Pour identifier une voiture, l’année modèle et le marché d’origine sont donc plus utiles qu’un numéro de série isolé. L’année modèle peut différer de l’année civile de fabrication ou de première immatriculation.

Type R et RZ au Japon

Type R est une appellation de gamme à vocation sportive, utilisée sur plusieurs années. Elle ne correspond pas à une série limitée dotée d’un équipement immuable. La présentation et la dotation peuvent varier selon le millésime : vérifiez les éléments de la voiture plutôt que de déduire sa configuration du badge Type R.

Type RZ désigne une variante japonaise à deux places, généralement associée à des sièges baquets et à des équipements sportifs spécifiques. Les roues et les éléments de suspension peuvent différer selon l’année. L’absence de banquette arrière permet de distinguer concrètement cette disposition d’une FD en 2+2, mais ne suffit pas à établir l’authenticité de la voiture ni un poids d’origine précis.

Les détails de présentation et de confort ne sont pas identiques d’une RZ à l’autre. Des équipements peuvent aussi avoir été remplacés au cours de la vie de la voiture, lors d’une modification ou d’une restauration. Pour comparer deux exemplaires, relevez leur date de fabrication, leur marché, leur configuration de sièges et les équipements présents, puis confrontez ces informations aux documents correspondant au bon millésime.

Bathurst R et Type RS

Le nom Bathurst fait référence à l’épreuve d’endurance australienne et aux résultats de Mazda en compétition. Des versions japonaises portant cette appellation ont existé avant la Bathurst R de fin de carrière : le nom Bathurst ne renvoie donc pas à une seule fiche d’équipement. La Bathurst R apparaît sur le marché japonais en 2001.

La Bathurst R est une version sportive, mais son appellation ne prouve pas à elle seule la présence d’un ensemble précis de pièces ni une réduction de poids déterminée. Les roues, la carrosserie et les équipements peuvent avoir été modifiés depuis la sortie d’usine. Lors d’une inspection, distinguez ce qui appartient à la configuration d’origine de ce qui a été ajouté ou remplacé.

Type RS désigne une autre version japonaise à vocation sportive, présente dans la gamme tardive, à partir de 1999. Les versions de cette période reçoivent notamment des roues de 17 pouces et des évolutions de freinage et de suspension, mais il faut rattacher chaque équipement à son millésime avant de l’attribuer à une Type RS précise.

Bathurst R et Type RS ne sont pas des appellations américaines. Une FD importée puis équipée de badges japonais conserve le marché correspondant à ses documents d’origine. Les choix techniques de la troisième génération sont présentés dans notre dossier sur le développement de la FD3S.

Spirit R, dernière série de la FD

Proposée au Japon en 2002, la Spirit R est la dernière série spéciale de la RX-7 FD. Mazda en a annoncé 1 500 exemplaires, répartis en trois configurations de 500 voitures chacune. Les distinguer est essentiel : l’appellation Spirit R seule ne précise ni le nombre de places ni la transmission.

Habitacle deux places d’une Mazda RX-7 FD3S Spirit R Type A.
La Spirit R Type A associe deux places, des sièges avant baquets et une boîte manuelle.Illustration générée par IA
  • Type A : boîte manuelle à cinq rapports, deux places et sièges avant baquets.
  • Type B : boîte manuelle à cinq rapports et configuration 2+2.
  • Type C : boîte automatique à quatre rapports et configuration 2+2.

Les trois versions reçoivent des éléments spécifiques de présentation et d’équipement. La Type A se reconnaît d’abord à sa configuration deux places, mais des sièges baquets ou une banquette retirée ne prouvent pas qu’il s’agit d’une Spirit R d’origine. Les roues, la sellerie et les autres finitions doivent être vérifiées sur l’exemplaire et confrontées à ses documents.

La Spirit R clôt la carrière japonaise de la FD en 2002. Son statut de dernière série spéciale en fait une appellation recherchée, mais il ne dispense pas de vérifier l’origine, la configuration des sièges et la transmission. L’histoire de cette fin de production est détaillée dans notre page consacrée à l’arrêt de la RX-7 en 2002.

R1 et R2 pour le marché américain

R1 et R2 sont des versions destinées au marché américain. La R1 correspond au millésime 1993 ; la R2 lui succède pour les millésimes 1994 et 1995. Ces finitions privilégient une conduite sportive, avec des réglages de suspension et des éléments de carrosserie distinctifs. Leur dotation varie selon l’année et ne doit pas être assimilée à celle d’une RZ ou d’une Type RS japonaise.

Ces versions conservent la configuration 2+2 des FD américaines. Elles ne sont donc pas à confondre avec une RZ ou une Spirit R Type A japonaise à deux places. Leur homologation, leurs équipements de sécurité et leurs documents correspondent au marché nord-américain, ce qui permet de les distinguer d’une voiture japonaise simplement rebadgée.

La puissance annoncée pour les RX-7 américaines de cette période est généralement de 255 hp SAE. Elle ne doit pas être mêlée aux valeurs japonaises exprimées en PS. Une annonce présentant une R1 ou une R2 comme une édition japonaise, ou mélangeant ces chiffres sans préciser les unités, mérite une vérification documentaire.

Équipements, places et éléments distinctifs

Pour identifier une version, privilégiez les éléments vérifiables : marché de première livraison, année modèle, transmission, nombre de places, sièges, roues et équipements de châssis. Les spoilers et les pièces de finition sont moins probants, car ils se remplacent facilement. Ce sont des indices à recouper, pas des preuves d’origine.

Version Marché et période Repère distinctif
Type R Japon, plusieurs millésimes Finition sportive, équipement variable selon l’année
RZ Japon, plusieurs millésimes Configuration deux places et équipements sportifs spécifiques
Bathurst R Japon, à partir de 2001 Version sportive de fin de carrière
Type RS Japon, à partir de 1999 Version sportive, équipement à vérifier selon le millésime
Spirit R Type A, B et C Japon, 2002 Deux places manuelle, 2+2 manuelle ou 2+2 automatique
R1 et R2 États-Unis, millésimes 1993 à 1995 Finitions américaines à vocation sportive

Les comparaisons de poids sont souvent trompeuses. Les valeurs publiées varient selon la méthode de mesure, la transmission et les équipements pris en compte. Une RZ ou une Spirit R Type A à deux places peut être plus légère qu’une configuration 2+2 comparable, mais un chiffre isolé ne permet pas de classer toutes les voitures. Les sièges et les roues montés aujourd’hui peuvent aussi différer de la dotation d’origine.

Vérifier l’authenticité d’une édition spéciale

Commencez par relever le numéro de châssis ou le VIN, selon le marché, puis examinez les documents de première mise en circulation. Vérifiez que le marché d’origine, l’année modèle et la configuration déclarée concordent avec l’appellation annoncée. Pour une voiture importée, les documents d’exportation et les pièces administratives peuvent aider à retracer son parcours. Les règles françaises d’immatriculation doivent être vérifiées auprès de l’administration compétente au moment de constituer le dossier.

Comparez ensuite la voiture à une fiche correspondant précisément à son millésime. Une Spirit R Type C doit, par exemple, associer une boîte automatique et une configuration 2+2, tandis qu’une Type A est une deux places à boîte manuelle. Pour une R1 ou une R2, assurez-vous que les documents et l’historique sont cohérents avec une livraison américaine.

Enfin, inspectez l’état réel plutôt que de vous fier au nom de la série. Une FD peut avoir reçu une suspension, des roues, des sièges ou des éléments de carrosserie différents de ceux d’origine. Ces modifications ne rendent pas nécessairement la voiture moins intéressante, mais elles doivent être distinguées de son équipement d’usine. Notre guide d’inspection d’une FD3S détaille les contrôles mécaniques et documentaires à effectuer avant l’achat.

Repères pratiques avant l’achat

Retenez trois distinctions : Type R, RZ, Bathurst R, Type RS et Spirit R sont des appellations japonaises ; R1 et R2 sont américaines ; Spirit R désigne trois configurations en 2002. Les places, la transmission et les équipements aident à identifier une version, mais aucun badge ni élément de carrosserie ne suffit à prouver son authenticité.

Demandez les documents, relevez le numéro de châssis ou le VIN et confrontez l’équipement au bon millésime et au bon marché. Si les informations de l’annonce ne concordent pas, faites vérifier l’origine avant de tenir l’appellation pour établie. Sur une FD ancienne, l’historique et l’état mécanique comptent autant que la rareté revendiquée.